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samedi 26 novembre 2011

Carlo Collodi, Pinocchio


Oh la la, je ne suis vraiment pas sérieuse. Comme je suis en stage, j'avais prévu de poster plus régulièrement. Résultat, je rentre crevée le soir et j'ai juste le courage de m'écrouler sur mon canapé. Maintenant que j'ai enfin l'occasion de poster, je vais vous parler d'un livre que j'ai lu pour mon cours de littérature de jeunesse (promis, la prochaine fois, je vous parlerai d'un roman plus "adulte"!).

Il était une fois...
Je suppose que vous connaissez tous l'histoire de ce pantin de bois qui désire devenir un vrai petit garçon. Malheureusement, il ne peut s'empêcher de céder à la tentation et s'attire constamment des ennuis.

Un peu, beaucoup, passionnément ?
Comme beaucoup de monde je pense, j'ai connu cette histoire par le dessin animé de Walt Disney. Il faut dire que ça n'a jamais été mon préféré, du coup, je ne m'attendais pas à être emballée par la lecture du livre. Pas de grande attente, donc pas de grosse déception. L'histoire est néanmoins un peu différente dans le roman : par exemple, la fée ne donne pas vie au pantin puisque le bout de bois est déjà magique. Ça avait quelque chose d'amusant de redécouvrir cette histoire et je dois admettre qu'elle a des qualités. Je ne m'y attendais absolument pas, mais j'ai découvert un roman vraiment réaliste, notamment dans la représentation de la misère sociale. Le personnage de Pinocchio est l'archétype même du petit enfant, centré sur lui-même et son seul désir, et qui peu à peu grandit et mûrit. J'ai été aussi surprise par la grande violence de certaines scènes, je pense d'ailleurs que si je l'avais lu étant petite, j'aurais sans doute été assez traumatisée.

En bref...
C'est loin d'être l’œuvre que j'ai préférée en littérature de jeunesse. Néanmoins, elle est intéressante et je pense que si on s'intéresse à ce domaine c'est toujours bien de l'avoir lue.

samedi 19 novembre 2011

Marie Desplechin, Verte


Je sais, une fois de plus, le temps est long entre deux billets. Mais rassurez-vous, niveau lectures je n'ai pas été inactive et il y en a plusieurs dont je vais vous parler petit à petit. Il s'agit dans l'ensemble de lectures pour mes cours, et donc de littérature de jeunesse. Aujourd'hui j'ai eu envie d'écrire sur Verte de Marie Desplechin. À la base il s'agissait de nourrir mon mémoire mais j'ai choisi de changer de sujet quand j'ai appris qu'il avait déjà été traité l'an dernier. Du coup j'en ai un autre, qui me plaît tout autant, voire beaucoup plus (je vous en parle prochainement).

Il était une fois...
Verte est une petite fille polie, gentille et qui a la tête sur les épaules. Tout serait au mieux dans le meilleur des mondes si elle n'était pas née dans une famille de sorcières. Ainsi, tout comme sa mère et sa grand-mère, la voilà destinée à se retrouver encombrer de pouvoirs magiques, dont elle ne veut bien sûr absolument pas. Comme si elle avait le choix...

Un peu, beaucoup, passionnément ?
La première fois que j'ai lu Verte, je devais avoir à peu près le même âge que l'héroïne, ce qui fait que je m'étais sentie proche d'elle. Car il ne s'agit pas que d'une histoire de sorcières mais plutôt de transmission familiale. Les personnages, malgré leurs pouvoirs et leurs prénoms improbables (la grand-mère s'appelle Anastabotte, ça ne s'invente pas !) sont relativement normaux et rencontrent des situations dans lesquelles on peut se reconnaître, comme la fille qui s'affranchit de sa mère, la mère qui rencontre des difficultés dans ce rôle, etc.
Malgré que les années aient passé (coup de vieux, bonjour!), j'ai retrouvé avec plaisir ce livre qui est vraiment très agréable. Comme je l'ai déjà dit pour La dame en Blanc, j'adore la narration multiple, ça permet de voir l'histoire de différentes manières.

En bref...
Un roman qui me rappelle toujours des souvenirs et que j'ai relu avec beaucoup de plaisir et de nostalgie.  

jeudi 3 novembre 2011

Roald Dahl, Sacrées Sorcières


Dans le cadre de mes études, je dois réaliser un mémoire pour la fin de l'année. J'ai choisi de travailler sur le personnage de la sorcière dans la littérature de jeunesse. Vaste programme ! Du coup, préparez-vous à voir paraître de nombreux billets sur le sujet, du moins tant que mon corpus ne sera pas arrêté. Je commence par un auteur qui était parmi mes préférés lorsque j'étais petite, Roald Dahl.

Il était une fois...
Le héros, un jeune garçon (dont le nom n'est pas mentionné), part vivre chez sa grand-mère en Norvège à la suite du décès de ses parents. Celle-ci, qui l'aime plus que tout, décide pour le protéger de lui faire part de l'existence des sorcières. Des créatures cruelles et dangereuses qui, malheureusement, ressemblent à toutes les femmes ordinaires. À la suite de ces révélation, notre héros va se voir confronter à de dangereuses situations, notamment au cours de vacances en Angleterre...

Un peu, beaucoup, passionnément ?
Ce que j'aime chez Roald Dahl, c'est son art de créer dans ses romans des situations absolument rocambolesques et pourtant d'emporter le lecteur comme il le souhaite. Ici, il revisite totalement le mythe de la sorcière, en en faisant une créature monstrueuse, lui inventant des caractéristiques totalement incongrues. Mon imagination travaille et j'en redemande. Ce n'est peut-être pas l’œuvre que je préfère chez cet auteur, mais je la trouve néanmoins très agréable à lire. Certains passages sont assez drôles, en particulier la réunion des sorcières, et le personnage de la Grandissime Sorcière, pur chef d’œuvre de Roald Dahl.
J'ai été surprise par contre qu'aucun des personnages n'ait de noms. Ceux qui ont déjà lu certaines de ses œuvres le savent, habituellement il utilise des noms chargés de significations.

En bref...
Certes, il s'agit de littérature de jeunesse, et donc d'un genre emprunt d'une certaine naïveté. Néanmoins j'ai adoré redécouvrir ce roman dont j'avais gardé un très bon souvenir. Même une fois adulte, la magie de Roald Dahl opère et stimule l'imagination.